entre autres.
Sélection discographique[modifier | modifier le code]
Un début de discographie des meilleurs enregistrements5 pourrait également être celle proposée par le musicien et présentateur radiophonique Frédéric Lodéon.
Johann Sebastian Bach : Le Clavier bien tempéré, 4 CD, RCA Gold Seal, 1992 et également sous étiquette " Le Chant du Monde " enregistré à Salzburg en juillet 1970 et portant le numéro de catalogue LDX 78525/526/527.
Ludwig van Beethoven : 33 Variations sur une valse d'Anton Diabelli op. 120, Philips, 1992
Ludwig van Beethoven : Sonates op. 57 "Appassionata" et op. 13 "Pathétique", 8 Bagatelles extraites des op. 33, 119 et 126, Beethoven: Piano Works
Ludwig van Beethoven : Sonatas op. 90, 109, 110, 111, Sviatoslav Richter plays Beethoven CD 1 (Historic Russian Archives), Brilliant
Ludwig van Beethoven : Sonatas op. 7, 31 no 2 et 3, Sviatoslav Richter plays Beethoven CD 2 (Historic Russian Archives), Brilliant
Ludwig van Beethoven : Sonatas op. 2 no 3, 101, Sviatoslav Richter plays Beethoven CD 3 (Historic Russian Archives), Brilliant
Ludwig van Beethoven : Concerto no 1 en ut, opus 15, Sonate no 22 en fa opus 54 avec l'Orchestre Symphonique de Boston sous la direction de Charles Munch Disque 33t. RCA 630.601 LM2544 enregistré en 1960
Ludwig van Beethoven : Concerto no 3 en do mineur op. 37 par l'USSR State Symphony Orchestra dirigé par Hermann Abendroth et la Choral Fantasy en do mineur op. 80, par l'USSR RTV Large Symphony Orchestra dirigé par Kurt Sanderling et le State Academy Russian Chorus dirigé par Alexander Sveshnikov, Beethoven: Piano Works
Dimitri Chostakovitch : Quintette avec piano avec le Quatuor Borodine en 1983, réédité chez BMG en 1997.
Antonín Dvořák : Concerto pour piano en sol mineur op.33 B 63, avec l'orchestre symphonique de Prague dirigé par Václav Smetáček
Edvard Grieg : Concerto pour piano et orchestre op. 16 en la mineur avec le Moscow State Symphony Orchestra dirigé par Kirill Kondrashin
Franz Liszt : Sonate en si mineur, Sviatoslav Richter plays Beethoven CD 3(Historic Russian Archives), Brilliant.
Sergueï Prokofiev : Sonates pour piano no 2, 6, 9, CD, Praga, 2004
Rachmaninov, Concerto pour piano no 2 et Prokofiev Concerto pour piano no 5, Deutsche Grammophon, 1990
Sergueï Rachmaninov : Sviatoslav Richter plays Rachmaninov chez Alto Sélection de Préludes : Op. 23 No. 1, 2, 4, 5, 7, 8 et Op. 32 No. 1, 2, 6, 7, 10, 12
Wednesday, January 22, 2014
Vladimir Horowitz a déclaré: « Parmi les pianistes russes, je n'en aime qu'un, Richter ». Pierre Boulez a écrit de Richter: « Sa personnalité était plus grande que les possibilités que le piano lui offrait, plus large que le concept même de la maîtrise complète de l'instrument ». Marlene Dietrich, qui était une amie de Richter, écrivit dans son autobiographie, Marlene : « Un soir, alors que le public était assis autour de lui sur la scène, une femme, derrière lui, s'est effondrée et est morte sur place alors qu'il j
Dans son interprétation de Jeux d'eau de Ravel on entend des glaçons congelés au lieu d'entendre de l'eau couler. »
Van Cliburn assista, en 1958, à un récital de Richter en Union soviétique. Il aurait pleuré pendant le récital et, à son retour aux États-Unis, aurait décrit le jeu de Richter comme « le jeu de piano le plus puissant que j'aie jamais entendu ».
Arthur Rubinstein décrit le premier concert de Richter auquel il ait assisté :
« Ce n'était pas vraiment quelque chose d'exceptionnel. Puis, à un moment, j'ai remarqué que mes yeux étaient de plus en plus humides : les larmes ont commencé à rouler sur mes joues. »
Heinrich Neuhaus décrit Richter comme suit :
« Sa capacité singulière à saisir l'ensemble et en même temps ne rien perdre des moindres détails d'une composition suggère une comparaison avec un aigle qui, de sa grande hauteur peut voir aussi loin que l'horizon jusqu'au moindre détail du paysage. »
Dmitri Chostakovitch a écrit sur Richter : « Richter est un phénomène extraordinaire. L'immensité de son talent fait chanceler et nous ravit. Tous les phénomènes de l'art musical lui sont accessibles ».
Vladimir Sofronitsky déclara que Richter était un « génie », ce qui incita ce dernier à répondre que Sofronitsky était un « dieu ».
Vladimir Horowitz a déclaré: « Parmi les pianistes russes, je n'en aime qu'un, Richter ».
Pierre Boulez a écrit de Richter: « Sa personnalité était plus grande que les possibilités que le piano lui offrait, plus large que le concept même de la maîtrise complète de l'instrument ».
Marlene Dietrich, qui était une amie de Richter, écrivit dans son autobiographie, Marlene :
« Un soir, alors que le public était assis autour de lui sur la scène, une femme, derrière lui, s'est effondrée et est morte sur place alors qu'il jouait une pièce ; elle a été évacuée de la salle. J'ai été profondément impressionnée par cet incident et me suis dit : “Quel sort enviable de mourir tout en écoutant Richter. Quelle sensation forte cette femme avait eue pour sa musique avant d'expirer son dernier souffle !” Mais Richter ne partagea pas cette opinion et fut très choqué par cet incident. »
Le critique Bryce Morrison décrivait Richter comme : « idiosyncrasique, franc-parler, héroïque, réservé, lyrique, virtuose et peut-être surtout, profondément énigmatique, Sviatoslav Richter demeure l'un des plus grands artistes de représentation de tous les temps ».
Anecdotes[modifier | modifier le code]
Richter refusa généralement de jouer des transcriptions de concert pour piano, bien qu'il le fît lors de visites d'amis chez lui jouant des transcriptions d'opéra en leur honneur. Dans les années 1940, il aurait joué sa propre transcription du Tristan et Iseult de Wagner pour un groupe d'amis en une seule séance. De même, alors qu'il était le témoin de mariage de Riccardo Muti, Richter joua de mémoire l'ensemble du premier acte du Madame Butterfly de Puccini pour un petit groupe des invités du mariage1.
Alors qu'il était né en 1915 d'un père d'origine allemande et d'une mère russe noble, Richter raconte que lorsqu'il avait dit à Herbert von Karajan qu'il était « allemand aussi » ; Karajan lui aurait répondu : « alors je suis chinois ». Richter commentait la réaction de Karajan en disant : « Que pensez-vous de cela ? » (Karajan était d'origine grecque et avait également des ascendants slovènes).
Enregistrements[modifier | modifier le code]
Van Cliburn assista, en 1958, à un récital de Richter en Union soviétique. Il aurait pleuré pendant le récital et, à son retour aux États-Unis, aurait décrit le jeu de Richter comme « le jeu de piano le plus puissant que j'aie jamais entendu ».
Arthur Rubinstein décrit le premier concert de Richter auquel il ait assisté :
« Ce n'était pas vraiment quelque chose d'exceptionnel. Puis, à un moment, j'ai remarqué que mes yeux étaient de plus en plus humides : les larmes ont commencé à rouler sur mes joues. »
Heinrich Neuhaus décrit Richter comme suit :
« Sa capacité singulière à saisir l'ensemble et en même temps ne rien perdre des moindres détails d'une composition suggère une comparaison avec un aigle qui, de sa grande hauteur peut voir aussi loin que l'horizon jusqu'au moindre détail du paysage. »
Dmitri Chostakovitch a écrit sur Richter : « Richter est un phénomène extraordinaire. L'immensité de son talent fait chanceler et nous ravit. Tous les phénomènes de l'art musical lui sont accessibles ».
Vladimir Sofronitsky déclara que Richter était un « génie », ce qui incita ce dernier à répondre que Sofronitsky était un « dieu ».
Vladimir Horowitz a déclaré: « Parmi les pianistes russes, je n'en aime qu'un, Richter ».
Pierre Boulez a écrit de Richter: « Sa personnalité était plus grande que les possibilités que le piano lui offrait, plus large que le concept même de la maîtrise complète de l'instrument ».
Marlene Dietrich, qui était une amie de Richter, écrivit dans son autobiographie, Marlene :
« Un soir, alors que le public était assis autour de lui sur la scène, une femme, derrière lui, s'est effondrée et est morte sur place alors qu'il jouait une pièce ; elle a été évacuée de la salle. J'ai été profondément impressionnée par cet incident et me suis dit : “Quel sort enviable de mourir tout en écoutant Richter. Quelle sensation forte cette femme avait eue pour sa musique avant d'expirer son dernier souffle !” Mais Richter ne partagea pas cette opinion et fut très choqué par cet incident. »
Le critique Bryce Morrison décrivait Richter comme : « idiosyncrasique, franc-parler, héroïque, réservé, lyrique, virtuose et peut-être surtout, profondément énigmatique, Sviatoslav Richter demeure l'un des plus grands artistes de représentation de tous les temps ».
Anecdotes[modifier | modifier le code]
Richter refusa généralement de jouer des transcriptions de concert pour piano, bien qu'il le fît lors de visites d'amis chez lui jouant des transcriptions d'opéra en leur honneur. Dans les années 1940, il aurait joué sa propre transcription du Tristan et Iseult de Wagner pour un groupe d'amis en une seule séance. De même, alors qu'il était le témoin de mariage de Riccardo Muti, Richter joua de mémoire l'ensemble du premier acte du Madame Butterfly de Puccini pour un petit groupe des invités du mariage1.
Alors qu'il était né en 1915 d'un père d'origine allemande et d'une mère russe noble, Richter raconte que lorsqu'il avait dit à Herbert von Karajan qu'il était « allemand aussi » ; Karajan lui aurait répondu : « alors je suis chinois ». Richter commentait la réaction de Karajan en disant : « Que pensez-vous de cela ? » (Karajan était d'origine grecque et avait également des ascendants slovènes).
Enregistrements[modifier | modifier le code]
huit fois au Japon en tout. En 1986, il choisit de réaliser une tournée en Sibérie, où il réalisa des concerts dans les villages les plus reculés. Il n'était pas rare que Sviatoslav Richter, épris de liberté,
irées de Décembre » au Musée Pouchkine. Mais Richter pouvait, également, disparaître parfois pendant des mois1. Il s'adonne avec un plaisir manifeste à la musique de chambre, en compagnie de partenaires réguliers : Mstislav Rostropovitch, David Oïstrakh, le Quatuor Borodine. Il accompagne des chanteurs, Nina Dorliak, Dietrich Fischer-Dieskau, dans des récitals de lieder, joue avec de nombreux jeunes musiciens, le violoniste Oleg Kagan et son épouse, la violoncelliste Natacha Gutman, l'altiste Youri Bachmet, les pianistes Zoltán Kocsis, Andreï Gavrilov, Elizabeth Leonskaïa, auxquels il contribue à établir leur réputation, ainsi qu'avec les chefs d'orchestre les plus prestigieux. Au début des années 1980, Richter ne se produit plus qu'avec la partition sur le pupitre, dans des salles à peu près obscures où l'on distingue à peine sa silhouette massive, créant ainsi une atmosphère saisissante, tout en étant convaincu qu'il épargne au spectateur la tentation de se laisser aller aux démons du voyeurisme1.
En 1970, Richter se rendit au Japon pour la première fois après un périple en train à travers la Sibérie puis en bateau car il détestait l'avion. Il y joua Beethoven, Schumann, Moussorgski, Prokofiev, Bartók et Rachmaninov, ainsi que des œuvres de Mozart et de Beethoven accompagné par des orchestres japonais. Richter se rendit huit fois au Japon en tout. En 1986, il choisit de réaliser une tournée en Sibérie, où il réalisa des concerts dans les villages les plus reculés. Il n'était pas rare que Sviatoslav Richter, épris de liberté, choisisse un cadre et des moyens peu traditionnels pour organiser des concerts. Hélas ! il lui arrivait aussi d'annuler fréquemment des concerts à la dernière minute, souvent pour de réelles raisons de santé.
Sviatoslav Richter apparut pour la dernière fois en concert à Lübeck, Allemagne, en mars 19958.
Un film a été réalisé sur Sviatoslav Richter, mettant en évidence sa sensibilité et son humanité, par le documentariste Bruno Monsaingeon : Richter l'insoumis où divers exemples de ses interprétations sont inclus dans ce documentaire sensible et touchant.
Un livre-conversation est également écrit par Youri Borissov, réalisateur, metteur en scène et critique musical, auteur d'un film sur Pletnev, Du côté de chez Richter, publié aux éditions Actes Sud.
Approches de l'interprétation[modifier | modifier le code]
Richter a expliqué ainsi l'approche de son interprétation :
« L'interprète est vraiment un exécutant, devant reproduire les intentions du compositeur à la lettre, il ne doit rien ajouter qui ne soit pas déjà dans l’œuvre. S'il est talentueux, il nous permet d'entrevoir la vérité de l'œuvre ce qui est en soi un élément du génie qui se reflète en lui, il ne doit pas dominer la musique, mais devrait se dissoudre en elle »
.
Il déclara également :
« Je ne suis pas un idiot complet, même si par faiblesse ou par paresse je n'ai aucun talent pour la pensée. Je sais seulement comment la réfléchir : je suis un miroir. La logique n'existe pas pour moi, je flotte sur les vagues de l'art et de la vie e
En 1970, Richter se rendit au Japon pour la première fois après un périple en train à travers la Sibérie puis en bateau car il détestait l'avion. Il y joua Beethoven, Schumann, Moussorgski, Prokofiev, Bartók et Rachmaninov, ainsi que des œuvres de Mozart et de Beethoven accompagné par des orchestres japonais. Richter se rendit huit fois au Japon en tout. En 1986, il choisit de réaliser une tournée en Sibérie, où il réalisa des concerts dans les villages les plus reculés. Il n'était pas rare que Sviatoslav Richter, épris de liberté, choisisse un cadre et des moyens peu traditionnels pour organiser des concerts. Hélas ! il lui arrivait aussi d'annuler fréquemment des concerts à la dernière minute, souvent pour de réelles raisons de santé.
Sviatoslav Richter apparut pour la dernière fois en concert à Lübeck, Allemagne, en mars 19958.
Un film a été réalisé sur Sviatoslav Richter, mettant en évidence sa sensibilité et son humanité, par le documentariste Bruno Monsaingeon : Richter l'insoumis où divers exemples de ses interprétations sont inclus dans ce documentaire sensible et touchant.
Un livre-conversation est également écrit par Youri Borissov, réalisateur, metteur en scène et critique musical, auteur d'un film sur Pletnev, Du côté de chez Richter, publié aux éditions Actes Sud.
Approches de l'interprétation[modifier | modifier le code]
Richter a expliqué ainsi l'approche de son interprétation :
« L'interprète est vraiment un exécutant, devant reproduire les intentions du compositeur à la lettre, il ne doit rien ajouter qui ne soit pas déjà dans l’œuvre. S'il est talentueux, il nous permet d'entrevoir la vérité de l'œuvre ce qui est en soi un élément du génie qui se reflète en lui, il ne doit pas dominer la musique, mais devrait se dissoudre en elle »
.
Il déclara également :
« Je ne suis pas un idiot complet, même si par faiblesse ou par paresse je n'ai aucun talent pour la pensée. Je sais seulement comment la réfléchir : je suis un miroir. La logique n'existe pas pour moi, je flotte sur les vagues de l'art et de la vie e
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